Comprendre les attaques par maliciel : symptômes, prévention et solutions
Introduction
Les cyberattaques peuvent sonner le glas d'une entreprise. Selon IBM, le coût total moyen mondial d'une brèche de données s'élève à 4,35 millions de dollars. Même si une entreprise parvient à atténuer les répercussions financières d'une brèche, d'autres éléments affectent ses activités.
La première étape pour éviter les cyberattaques consiste à comprendre leur fonctionnement et leur objectif, puis à adopter les outils nécessaires pour les prévenir. Un outil courant que les cybercriminels utilisent contre leurs cibles est le maliciel.
Le maliciel est un logiciel qui perturbe ou endommage un système informatique, ou qui y obtient un accès non autorisé. Les cybercriminels emploient diverses méthodes pour accéder malicieusement à un système, et le maliciel est fréquemment l'outil dont ils se servent pour mener leurs activités illicites. Le maliciel, plus communément appelé virus informatique, englobe de nombreuses attaques précises comme le rançongiciel, le logiciel espion, le commandement et contrôle, et plus encore.
L'objectif principal du maliciel est de prendre le contrôle de l'ordinateur de la victime à son insu et de mener diverses activités criminelles, de l'intrusion à la perturbation, en passant par l'extorsion et le vol pur et simple.
Comprendre les attaques par maliciel
Le maliciel se présente sous différentes formes. Le plus courant est le virus, qui peut s'exécuter de lui-même et se propager par l'entremise d'autres programmes ou fichiers. Une autre forme de maliciel est le ver, qui peut s'autorépliquer sans programme hôte et se propage généralement sans interaction.
Le cheval de Troie, qui peut être plus sophistiqué que le virus ou le ver ordinaire, est conçu pour obtenir l'accès à un système. Une fois qu'il a pénétré un système, le cheval de Troie exécute ses opérations malveillantes. Une extension du cheval de Troie est le virus à porte dérobée, ou cheval de Troie d'accès à distance. Il crée secrètement une porte dérobée dans un système informatique, permettant aux cybercriminels d'y accéder à distance sans alerter la victime ni les programmes de sécurité.
Le logiciel espion correspond exactement à ce que son nom évoque. Ce maliciel est toutefois sournois, car il opère à l'insu des victimes et recueille leurs renseignements et leurs données. Il existe aussi le trousseau administrateur pirate (rootkit), qui obtient un accès de niveau administrateur au système des victimes. Une fois cet accès obtenu, le rootkit confère aux cybercriminels un accès racine ou privilégié au système.
Les attaques par publiciel suivent le navigateur et l'historique de téléchargement de la victime dans le but d'afficher des fenêtres contextuelles ou des bannières publicitaires qui l'incitent à faire un achat. Enfin, les enregistreurs de frappe suivent presque tout ce qu'un utilisateur fait sur son ordinateur, des courriels aux frappes au clavier.
Le maliciel est un outil qui infecte les systèmes, mais les méthodes utilisées par les cybercriminels pour tromper leurs victimes varient. Par exemple, un procédé bien connu et coûteux est l'attaque par hameçonnage. Une attaque de harponnage est une tentative d'obtenir des renseignements sensibles ou d'accéder à un système informatique en envoyant des messages contrefaits qui semblent légitimes. Les attaques de harponnage prennent différentes formes. Les attaques par hameçonnage les plus courantes demeurent toutefois les faux sites Web, l'usurpation d'identité, le maliciel, l'hameçonnage par texto et l'hameçonnage vocal. Vous pouvez en lire davantage sur les attaques par hameçonnage ici. En moyenne, une attaque par maliciel coûte à une entreprise plus de 2,5 millions de dollars, ce qui comprend le temps nécessaire pour résoudre l'attaque. Au-delà des pertes financières, les entreprises subissent des risques d'atteinte à la réputation et des vols de données.
Diagnostiquer les attaques par maliciel
Bien que nous ayons couvert en détail le déroulement des attaques par maliciel, il est facile de ne pas se rendre compte que son système est peut-être infecté. Il existe cependant des symptômes d'infection par maliciel.
L'un des signes les plus manifestes qu'un système a été infecté par un maliciel est la lenteur de son fonctionnement. Parmi les autres symptômes courants figurent les blocages ou plantages inattendus, les fenêtres contextuelles agaçantes, les messages d'erreur inhabituels, les fausses alertes de virus, les programmes qui s'exécutent et se ferment sans votre consentement et les demandes de rançon, pour n'en nommer que quelques-uns. Il est important de noter qu'un système peut ne présenter aucun de ces symptômes tout en étant infecté par un maliciel ; le diagnostic est donc crucial.
La première étape importante, que bien des gens oublient, consiste à mettre à jour le système d'exploitation et le navigateur Internet de votre ordinateur. Un système d'exploitation et des applications à jour sont le moyen le plus simple de réduire les vulnérabilités pouvant mener à des attaques par maliciel. Si vous croyez que votre système est infecté par un maliciel, installez immédiatement une application antivirus puissante ou une suite de sécurité.
Si vous disposez déjà d'un outil antivirus, lancez manuellement une mise à jour pour vous assurer qu'il possède les définitions de maliciels les plus récentes, puis effectuez une analyse complète. En dernier recours, vous pouvez exécuter un outil de nettoyage agressif pour supprimer le maliciel de votre système.
Les technologies sans mot de passe comme mesures préventives
Comme mentionné ci-dessus, les attaques de harponnage exploitent des vulnérabilités pour pénétrer un système. Le plus souvent, elles ciblent les vulnérabilités liées aux mots de passe. Selon un rapport de Verizon, 81 % des brèches résultent de mots de passe faibles, volés ou mal utilisés.
L'authentification sans mot de passe est une méthode de connexion qui repose sur d'autres facteurs que les mots de passe, allant des clés de connexion aux données biométriques comme une empreinte digitale ou un système de reconnaissance faciale. Les technologies sans mot de passe peuvent prévenir les attaques par maliciel en éliminant le recours à des mots de passe faibles. Au final, le risque d'infection par maliciel s'en trouve réduit.
L'une des plus connues et des plus sécuritaires est l'authentification biométrique, qui comprend notamment les empreintes digitales et la reconnaissance faciale. L'authentification biométrique est l'un des authentifiants sans mot de passe les plus sûrs et les plus faciles à utiliser, car elle repose sur des caractéristiques de l'utilisateur impossibles à pirater. Les téléphones intelligents adoptent largement cette méthode. Vous pouvez en lire davantage sur la technologie sans mot de passe ici.
Multi-Pass est une méthode d'authentification sans mot de passe sécurisée, rapide et facile à utiliser. Son portefeuille numérique fonctionne sur une carte biométrique hautement sécurisée. Vous pouvez en apprendre davantage sur Multi-Pass et remédier aux défis et aux vulnérabilités associés à l'authentification centrée sur les mots de passe.
Conclusion
Il suffit d'une victime sans méfiance et d'un mot de passe faible pour qu'une attaque par maliciel paralyse une entreprise. Les attaques par maliciel sont coûteuses sur le plan financier et peuvent nuire irrémédiablement à la réputation d'une marque. En éliminant l'utilisation des mots de passe et la dépendance à leur égard, les entreprises peuvent supprimer la principale vulnérabilité dans le traitement des renseignements critiques et éviter les pertes de revenus potentielles ainsi que les atteintes à leur réputation.
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