Définition des vecteurs d'attaque
Que sont les vecteurs d'attaque ?
Les particuliers et les organisations font face à un large éventail de cybermenaces potentielles. Les acteurs de cybermenace peuvent recourir à divers moyens pour attaquer une organisation. Ces différentes avenues d'attaque potentielles sont appelées vecteurs d'attaque.
Que sont les vecteurs d'attaque ?
En résumé, un vecteur d'attaque est un moyen par lequel un cybercriminel peut attaquer une organisation ou un particulier. Par exemple, l'hameçonnage est un vecteur d'attaque courant. En créant et en envoyant un courriel ou un autre message soigneusement conçu, l'attaquant peut réussir à amener le destinataire à cliquer sur un lien, à ouvrir une pièce jointe malveillante ou à poser un autre geste qui sert ses intérêts.
Les acteurs de cybermenace peuvent utiliser divers vecteurs d'attaque pour atteindre leurs objectifs. Parmi les plus courants, on trouve :
- Hameçonnage : les attaques d'hameçonnage consistent à envoyer un courriel conçu pour inciter le destinataire à poser un geste. L'hameçonnage sert couramment à voler des données sensibles ou à livrer un maliciel sur un système cible.
- Maliciels : un maliciel peut être livré sur un système de diverses manières — hameçonnage, exploitation de vulnérabilités, chevaux de Troie, etc. — et peut servir à donner à un attaquant le contrôle à distance du système infecté.
- Menaces internes : une personne de confiance à l'interne peut soit poser des gestes malveillants exposant l'organisation à une attaque, soit divulguer par inadvertance des données sensibles ou configurer des paramètres de façon non sécuritaire, créant ainsi une ouverture.
- Identifiants compromis : les identifiants faibles, divulgués ou réutilisés constituent un vecteur d'attaque courant. Avec les identifiants d'un utilisateur, l'attaquant peut se connecter au système en se faisant passer pour lui et tirer parti de l'accès et des privilèges de la victime.
- Données non chiffrées : les données qui ne sont pas adéquatement chiffrées peuvent être lues par quiconque dans le cadre d'une attaque AiTM ou si elles sont exposées publiquement dans l'infonuagique.
- Vulnérabilités : une vulnérabilité est une faille logicielle qui rend un logiciel exploitable. Les vulnérabilités non corrigées dans les systèmes d'une organisation peuvent constituer des vecteurs qu'un attaquant peut utiliser pour obtenir l'accès.
- Ports ouverts : si une organisation laisse des ports inutiles ouverts sur l'Internet public, un attaquant peut réussir à les utiliser pour obtenir l'accès. Par exemple, un serveur FTP accessible publiquement pourrait servir à téléverser des maliciels ou à voler des documents sensibles de l'organisation.
Il ne s'agit pas d'une liste exhaustive de tous les vecteurs d'attaque potentiels, et plusieurs vecteurs d'attaque peuvent s'appliquer aux mêmes systèmes. Par exemple, un attaquant peut réussir à accéder à une application et aux données sensibles qu'elle contient soit en utilisant des identifiants compromis, soit en exploitant une vulnérabilité dans le code de l'application.
Gérer les vecteurs d'attaque potentiels
Le recensement et le traitement des vecteurs d'attaque potentiels constituent un élément essentiel de toute stratégie de cybersécurité. La première étape consiste à effectuer une analyse de la surface d'attaque. Cela consiste à rechercher et à cartographier de façon exhaustive tous les vecteurs d'attaque potentiels au sein d'une organisation et de ses systèmes. La somme de tous les vecteurs d'attaque potentiels est appelée la surface d'attaque de l'organisation.
Avec une compréhension claire de sa surface d'attaque, l'organisation peut ensuite prendre des mesures pour éliminer ou atténuer la menace potentielle des divers vecteurs d'attaque. Par exemple, la formation des employés peut aider à réduire la menace des attaques d'hameçonnage, tandis que l'installation d'un antivirus d'entreprise sur tous les ordinateurs peut contribuer à bloquer les infections par maliciels. Une organisation pourrait contrer les risques liés aux identifiants compromis en mettant en place l'authentification multifacteur (MFA) ou — idéalement — en passant à un schéma d'authentification sans mot de passe qui ne repose pas sur les mots de passe pour authentifier les utilisateurs.
Au bout du compte, il est impossible d'éliminer complètement le risque de cybersécurité potentiel pour l'organisation. Toutefois, en recensant, en gérant et en surveillant les vecteurs d'attaque potentiels, une organisation peut réduire ce risque tout en acquérant une visibilité précieuse sur les façons dont un attaquant pourrait accéder à ses systèmes.
L'équipe KZero
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