Commencer gratuitement
KZero Staff / 2 min de lecture / 27 juill. 2023

Harponnage (spear phishing)

Il est bien connu dans le milieu de la cybersécurité que l'hameçonnage est considéré comme l'une des plus grandes menaces, tant pour les particuliers que pour les entreprises. Il s'agit généralement d'une tentative malveillante d'attaquants visant à obtenir des renseignements sensibles, comme des données financières ou des informations de carte de crédit, en se faisant passer pour une entité légitime et fiable. Un exemple courant d'hameçonnage est celui d'un pirate qui envoie un courriel à une victime en se faisant passer pour une banque afin d'obtenir des données de l'utilisateur.

Il est important de noter que, dans les attaques d'hameçonnage, les courriels et les messages tendent à être génériques et à imiter des messages légitimes de fournisseurs de services. Ces messages sont envoyés à un grand nombre d'adresses, demandent aux utilisateurs de fournir des renseignements confidentiels et peuvent souvent contenir des pièces jointes malveillantes. C'est une méthode efficace pour les cybercriminels, car elle augmente la probabilité qu'au moins une partie de leurs cibles répondent et fournissent les renseignements.

Le harponnage (spear phishing), en revanche, est une version plus ciblée de l'attaque d'hameçonnage classique. Le harponnage vise des personnes précises et recourt souvent à des techniques d'ingénierie sociale pour les amener à fournir des renseignements sensibles et à télécharger des rançongiciels ou d'autres maliciels. Les messages peuvent également contenir des liens, des pièces jointes ou des invitations à cliquer quelque part pour vérifier leur compte. Des liens sont aussi fournis pour que l'utilisateur mette à jour ses informations, liens qui mènent à des sites Web malveillants ou à des téléchargements dangereux.

Le harponnage est beaucoup plus sophistiqué que l'hameçonnage ordinaire, car les courriels ciblent des utilisateurs qui ont accès à des informations précises que les pirates convoitent. Par exemple, les cibles peuvent être des commis-comptables, des dirigeants ou des professionnels des TI. Ces courriels sembleront souvent provenir d'une source de confiance, comme un collègue ou un partenaire d'affaires.

Parmi les différents types de harponnage, on trouve :

  • Le courriel d'entreprise compromis : ici, les attaquants obtiennent un accès non autorisé à un compte de courriel d'entreprise et se font passer pour son propriétaire afin d'envoyer des messages d'hameçonnage à des collègues ou à des partenaires. Ces attaques sont souvent associées à la fraude par virement bancaire.
  • La chasse à la baleine (whaling) : les attaquants ciblent également des membres d'une organisation susceptibles de disposer d'un accès privilégié à des informations précises. Parmi ces cibles, on trouve des cadres supérieurs ou des gestionnaires. Ces types d'attaques sont extrêmement sophistiqués et minutieusement planifiés.
  • La fraude du président (CEO fraud) : avec ce type d'attaque, les cybercriminels se font passer pour le PDG d'une organisation ou pour un dirigeant, créant un sentiment d'urgence chez les employés afin d'exploiter leur position.
  • L'hameçonnage par clonage : avec ce type d'attaque, les cybercriminels envoient aux victimes un courriel qui semble provenir d'une personne en qui la victime a confiance, comme des institutions financières ou des services d'entreprise;
  • L'hameçonnage à la ligne (angler phishing) : ici, ce sont les utilisateurs qui interagissent avec des entreprises sur les réseaux sociaux, comme Twitter ou LinkedIn, qui sont visés. Dans ce cas, les attaquants se présenteront comme des représentants de l'entreprise pour répondre à des plaintes ou faire des offres. C'est pourquoi, avant d'interagir avec un représentant d'une entreprise, il est toujours conseillé de vérifier son identité.
L'équipe KZero



Explorez d'autres contenus instructifs rédigés par l'équipe chevronnée de KZero dans les sections blogue et guides de notre site.