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Authentification / Thierry Gagnon / 21 août 2023

Les types d'authentification : le guide complet

Types of Authentication: Comprehensive Guide

Introduction

Pour garantir que seules les personnes autorisées ont accès aux données, aux réseaux, aux applications et aux services en ligne, il est essentiel de mettre en place un mécanisme d'authentification robuste.

Devant la multitude de méthodes d'authentification offertes au public, le choix de la bonne devient crucial. Chaque méthode comporte ses propres compromis en matière de convivialité, de coût et de sécurité. Dans cet article, nous explorons les types d'authentification, en dévoilant leurs forces
particulières et la façon dont ils façonnent nos expériences numériques.

Comprendre l'authentification

L'authentification est généralement décrite comme le processus qui confirme une revendication d'identité, en vérifiant les revendications formulées par des utilisateurs, des systèmes, des sujets ou des entités.

Elle se distingue du processus d'identification, qui génère l'identité ou l'étiquette pour laquelle une revendication est formulée. Il s'agit d'un enjeu tout à fait distinct, qui pose ses propres problèmes de sécurité, car il peut affaiblir l'efficacité des systèmes d'authentification, d'autant plus
que bon nombre des systèmes d'identité numérique actuels ne sont pas assez rigoureux.

L'authentification est essentielle au maintien d'un environnement numérique sécurisé, car il est impossible de protéger des ressources sans elle. Des méthodes d'authentification insuffisantes mènent inévitablement à des vulnérabilités et à des problèmes de sécurité. Les méthodes non chiffrées, les mots de passe faibles
et l'authentification à facteur unique sont des exemples d'authentification inadéquate.

Les facteurs d'authentification

Les facteurs d'authentification sont différentes catégories d'identifiants servant à vérifier l'identité d'un utilisateur pendant le processus d'authentification. Ils sont regroupés en diverses catégories selon le type d'information qu'ils exigent de l'utilisateur. Les cinq grandes catégories
de facteurs d'authentification sont les suivantes :

Facteur de connaissance (quelque chose que vous savez)

Ces facteurs d'authentification reposent sur l'information que l'utilisateur connaît. Il s'agit de l'un des plus anciens types d'authentification, généralement utilisé en combinaison avec d'autres méthodes afin de renforcer la sécurité. En bref, l'authentification fondée sur la connaissance
demande à l'utilisateur de répondre à une question dont lui seul connaît la réponse. La robustesse de ce type d'authentification dépend donc du secret et de l'imprévisibilité de la réponse. Cependant, avec les méthodes modernes d'attaque par force brute et la menace imminente
des ordinateurs quantiques, les méthodes d'authentification fondées sur la connaissance voient leur viabilité de plus en plus compromise.

  • Mots de passe
  • Numéros d'identification personnels (NIP)
  • Questions et réponses de sécurité

Facteur de possession (quelque chose que vous avez)

Ce type de facteur fait intervenir quelque chose que l'utilisateur possède, habituellement un appareil physique, comme preuve servant à l'authentification. En voici des exemples :

  • Cartes à puce et cartes à bande magnétique
  • Jetons matériels
  • Appareils mobiles servant à recevoir des codes SMS ou à exécuter des applications d'authentification
  • Clés de sécurité USB

Ces facteurs de possession exigent que l'utilisateur ait physiquement quelque chose en sa possession pour s'authentifier. Ils sont généralement plus sécuritaires que les facteurs de connaissance, puisqu'il est plus facile pour un pirate de voler un secret partagé que d'accéder
à un appareil physique. Ils sont habituellement employés de pair avec d'autres facteurs d'authentification afin d'accroître la sécurité, car les facteurs de possession peuvent être perdus, volés ou compromis.

Facteur d'inhérence (quelque chose que vous êtes)

Aussi appelé facteur biométrique, ce facteur fait appel aux caractéristiques biologiques et comportementales d'une personne pour vérifier son identité. Dans la plupart des cas, elles sont uniques à chaque individu. L'avantage de ces facteurs d'authentification est
qu'ils sont difficiles à voler ou à reproduire, puisqu'ils font partie intégrante de la personne. En voici des exemples :

En raison de leur unicité intrinsèque, les facteurs d'inhérence sont considérés comme très sécuritaires. Comme les autres facteurs, ils ne sont toutefois pas infaillibles. Ils peuvent être sujets à des faux positifs et à des faux négatifs, à des attaques sophistiquées, et ils peuvent être touchés par les conditions environnementales
ou par des changements d'apparence. Malgré ces limites, en raison de leur commodité et de la sécurité accrue qu'ils procurent, les facteurs d'inhérence gagnent rapidement en popularité.

Facteur de localisation (quelque part où vous êtes)

Ce facteur utilise l'emplacement géographique de l'utilisateur comme forme d'authentification. Il consiste à comparer l'emplacement actuel de l'utilisateur à des emplacements connus ou attendus avant d'accorder l'accès à un système ou à une ressource. En voici des exemples :

  • Géolocalisation par adresse IP
  • Emplacement réseau
  • Proximité Bluetooth
  • Communication en champ proche (NFC)
  • Données GPS provenant d'appareils mobiles
  • Géorepérage

Il s'agit d'un exemple d'authentification contextuelle, puisque l'information supplémentaire est utilisée de pair avec des facteurs traditionnels pour renforcer la sécurité. Les facteurs de localisation ne devraient pas servir de facteur unique, mais plutôt appuyer une stratégie d'authentification
multifacteur (MFA).

Facteur comportemental (quelque chose que vous faites)

Ce facteur repose sur l'analyse en temps réel des schémas de comportement uniques des personnes lorsqu'elles interagissent avec des appareils ou des systèmes numériques. Les anomalies dans le comportement de l'utilisateur sont détectées afin d'empêcher tout accès non autorisé aux ressources.
En voici des exemples :

  • Dynamique de frappe (habitudes de saisie)
  • Schémas de déplacement de la souris
  • Reconnaissance des gestes
  • Analyse du comportement vocal
  • Analyse de la démarche
  • Habitudes d'utilisation

Comme les facteurs géographiques, les facteurs comportementaux devraient idéalement être utilisés de pair avec d'autres méthodes d'authentification afin d'établir une approche de sécurité à plusieurs niveaux.

L'avantage de ce type de facteur est qu'il est passif et continu : l'utilisateur n'a aucune action supplémentaire à poser pour accéder aux ressources. Le système surveille et évalue continuellement son comportement afin de permettre un accès fluide.
Malgré cette expérience sans friction, des préoccupations liées à la vie privée et à la collecte de données se posent. Les facteurs comportementaux présentent aussi le désavantage de possibles faux positifs attribuables à des changements de comportement causés par la fatigue, le stress ou d'autres conditions.

Les méthodes d'authentification

À l'ère numérique, la sécurisation de l'information et l'intégrité de l'accès aux données sont primordiales. Les méthodes d'authentification agissent comme des gardiens : elles déterminent qui obtient l'accès à quelles données, selon diverses techniques de vérification. Ces méthodes varient en complexité et en robustesse, chacune étant conçue pour répondre à des besoins et à des scénarios de sécurité différents. Deux méthodes largement reconnues et utilisées sont l'authentification à facteur unique (SFA) et l'authentification à deux facteurs (2FA). Bien qu'elles visent toutes deux à protéger les données, elles diffèrent par leur approche et par les couches de sécurité qu'elles offrent. L'authentification multifacteur (MFA) offre une solution encore plus robuste, qui complique la tâche des utilisateurs non autorisés cherchant à accéder à des systèmes, à des applications ou à des réseaux.

Authentification à facteur unique ou primaire (SFA)

L'authentification à facteur unique (SFA) peut être définie comme le processus qui sécurise l'accès à un réseau ou à un site Web en identifiant la partie qui demande l'accès au moyen d'une seule catégorie d'identifiants. Il peut s'agir de quelque chose que l'on sait (comme un mot de passe), de quelque chose que l'on est (comme une empreinte digitale ou la reconnaissance faciale) ou de quelque chose que l'on possède (comme une carte à puce ou un appareil).

Il convient de souligner que la SFA renvoie uniquement au nombre de facteurs utilisés, et non au type d'authentification employé — ce qui importe habituellement davantage sur le plan de la sécurité. Cela dit, pour l'utilisateur moyen, la SFA est largement considérée comme une méthode plus faible, peu importe les facteurs en jeu. C'est pourquoi elle ne devrait être utilisée que lorsque la MFA n'est pas possible.

Authentification à deux facteurs (2FA)

L'authentification à deux facteurs (2FA) est une méthode qui exige des utilisateurs deux éléments d'information vérifiables pour obtenir l'accès. Elle a été créée afin d'ajouter une couche de sécurité supplémentaire à la protection des données. Toutefois, comme mentionné plus haut, une 2FA n'est pas nécessairement plus sécuritaire qu'une SFA.

Pour que la 2FA soit efficace, les deux éléments d'information exigés doivent être de nature différente. Par exemple, une 2FA peut demander aux utilisateurs de fournir un nom d'utilisateur et un mot de passe ainsi qu'une empreinte digitale pour accéder à un système ou à une application. Un autre exemple serait une 2FA qui exige des utilisateurs leur nom d'utilisateur et leur mot de passe, en plus d'une preuve que leur téléphone intelligent est en leur possession (habituellement par SMS ou par une application).

Authentification multifacteur (MFA)

L'authentification multifacteur (MFA) est une méthode où les utilisateurs doivent fournir plus d'un élément d'information vérifiable pour accéder à un système, à une application ou à un réseau. Comme la 2FA, cette méthode a été créée pour ajouter une couche de sécurité supplémentaire à la protection des données. À vrai dire, la 2FA est elle-même considérée comme une méthode de MFA, puisqu'elle exige plus d'un identifiant à la connexion. Cependant, de nombreux systèmes MFA exigent souvent plus de deux identifiants afin d'accroître la sécurité. Comme pour la 2FA, les éléments d'information vérifiables doivent aussi être de nature différente. Par exemple, vous pourriez avoir besoin d'un nom d'utilisateur et d'un mot de passe, ainsi que d'un jeton et d'une empreinte digitale.

Normes et protocoles d'authentification

Assurer une expérience utilisateur sécuritaire et fluide est primordial à l'ère numérique. Plusieurs normes et protocoles d'authentification ont vu le jour afin de normaliser les méthodes de vérification de l'identité des utilisateurs et d'octroi de l'accès aux systèmes ou aux données. Parmi les normes les plus influentes et les plus largement adoptées, mentionnons :

Authentification SAML

Le langage SAML (Security Assertion Markup Language) est une norme ouverte de fédération utilisée pour partager de l'information sur le processus d'authentification. Le SAML s'appuie habituellement sur la norme XML (Extensible Markup Language) pour l'échange de données. Il offre aux entreprises un cadre permettant de mettre en œuvre le SSO et d'autres systèmes de protocoles fédérés.

Le SAML est habituellement une application Web ou infonuagique, et il constitue un outil particulièrement puissant pour les fournisseurs d'identité et les fournisseurs de services. On distingue généralement trois catégories d'entités :

  1. Utilisateurs : ceux qui tentent d'accéder à une ressource
  2. Fournisseurs d'identité : ceux qui authentifient l'utilisateur et fournissent une assertion contenant ses renseignements.
  3. Fournisseurs de services : ceux qui offrent la ressource.

OAuth 2.0

OAuth 2.0 est avant tout un protocole d'autorisation qui permet à des applications tierces d'accéder aux données d'un utilisateur sur un serveur de ressources sans qu'il soit nécessaire de partager ses identifiants. Il ne fournit toutefois aucun mécanisme normalisé d'authentification, c'est-à-dire de vérification de l'identité d'un utilisateur.

OpenID Connect

L'OIDC est une couche bâtie par-dessus OAuth 2.0 qui fournit un système d'authentification au moyen d'un nouveau type de jeton : le jeton d'identité (ID token). Ce jeton fournit de l'information sur l'utilisateur authentifié, ce qui permet aux applications tierces de vérifier son identité.

En enrichissant OAuth 2.0 de ces fonctionnalités, OpenID Connect offre une façon normalisée d'authentifier les utilisateurs et d'accéder à leurs renseignements de profil, tout en conservant les avantages d'OAuth 2.0 pour l'autorisation. L'OIDC devient ainsi un outil puissant pour déployer des solutions d'authentification unique (SSO) dans plusieurs applications et services.

Normes et protocoles FIDO2

Élaborée par l'alliance FIDO (Fast IDentity Online), cette norme vise à offrir une authentification plus forte au moyen de solutions sans mot de passe. Ce consortium industriel cherche à créer une expérience d'authentification plus sécuritaire et plus conviviale en éliminant les vulnérabilités associées à l'utilisation des mots de passe. Ces avantages en favorisent l'adoption par les organisations et les services Web.

FIDO2 combine du matériel (clés de sécurité), la biométrie et les appareils mobiles pour permettre aux utilisateurs de s'authentifier auprès de services en ligne. Il comporte deux grandes composantes :

  1. WebAuthn (Web Authentication) : cette norme Web est intégrée aux navigateurs et aux plateformes afin de permettre l'authentification sans mot de passe. Avec WebAuthn, les utilisateurs peuvent s'inscrire et s'authentifier au moyen d'appareils biométriques, de téléphones mobiles, de clés de sécurité FIDO ou d'autres authentificateurs.
  2. CTAP (Client to Authenticator Protocol) : ce protocole permet à des appareils externes d'agir comme authentificateurs pour des services Web. Le CTAP permet aux téléphones intelligents ou aux clés de sécurité de fonctionner par USB, NFC ou Bluetooth.

Parmi les autres normes et protocoles d'authentification, mentionnons :

  • JWT (JSON Web Token)
  • Kerberos
  • NTLM (NT LAN Manager)
  • RADIUS (Remote Authentication Dial-In User Service)
  • LDAP (Lightweight Directory Access Protocol)
  • CHAP (Challenge-Handshake Authentication Protocol)

Ensemble, ces normes et protocoles forment l'ossature de l'authentification numérique moderne, chacun répondant à des défis et à des besoins particuliers.

Les types d'authentification

De l'authentification traditionnelle par mot de passe aux technologies de pointe comme la biométrie et l'authentification multifacteur, il existe tout un éventail de techniques conçues pour vérifier l'identité des utilisateurs et leur accorder les privilèges d'accès appropriés. Voici quelques-uns des types d'authentification les plus répandus :

Authentification par mot de passe

Malgré leur vulnérabilité évidente et le risque de sécurité qu'ils posent, les systèmes d'authentification par mot de passe constituent la pierre angulaire de la sécurité numérique depuis des décennies. Fondés sur quelque chose que l'utilisateur connaît, les mots de passe utilisent une combinaison unique de lettres, de chiffres et de caractères spéciaux pour authentifier les utilisateurs sous la forme la plus élémentaire qui soit. Leur plus grande force réside donc dans leur complexité : un mot de passe robuste compte généralement 12 caractères ou plus et mélange majuscules, chiffres et symboles spéciaux. Même de longues chaînes composées uniquement de lettres ou de mots peuvent offrir un niveau de sécurité suffisant contre les accès non autorisés, à condition d'être assez longues et aléatoires.

Les mots de passe, une chose du passé ?

Les mots de passe sont un grand classique éprouvé : ils offrent un mécanisme simple pour authentifier « en toute sécurité » les utilisateurs et bénéficient d'une acceptation généralisée. Pourtant, il semble que ce ne soit qu'une question de temps avant qu'ils ne disparaissent. Avec la montée continue de la cybercriminalité, les mots de passe sont ciblés comme l'un des points d'attaque les plus vulnérables et sont compromis chaque jour par la force brute, l'hameçonnage, l'ingénierie sociale et d'autres attaques courantes.

L'impératif de bonnes pratiques en matière de mots de passe

Compte tenu des écueils des mots de passe, il est essentiel que les organisations et les utilisateurs adoptent de bonnes pratiques en la matière. Cela signifie créer et gérer des mots de passe sécuritaires et uniques pour les différentes plateformes que vous utilisez, et les mettre à jour périodiquement. De plus, dans le contexte actuel des cybermenaces, de saines habitudes en matière de mots de passe ne sont plus une simple recommandation, mais une nécessité manifeste pour maintenir un environnement numérique sécurisé.

Authentification biométrique

En termes simples, l'authentification biométrique est un type d'authentification particulier qui utilise des traits physiques ou comportementaux pour détecter et authentifier l'identité d'un utilisateur qui tente d'accéder à des applications et à d'autres ressources réseau. Plus précisément, ces traits physiques et comportementaux servent à créer un modèle de données représentant l'utilisateur, sur lequel repose l'authentification. Voici quelques-uns des types d'authentification biométrique les plus couramment déployés aujourd'hui :

  • Reconnaissance des empreintes digitales : utilise les motifs et les crêtes uniques du doigt de l'utilisateur.
  • Reconnaissance faciale : recourt à des algorithmes et à l'imagerie pour distinguer et valider les traits du visage.
  • Balayage de l'iris : analyse les motifs de la partie colorée de l'œil de l'utilisateur.
  • Reconnaissance vocale : identifie les personnes à partir de tonalités vocales uniques.

Au cours des dernières années, l'authentification biométrique est rapidement devenue un élément couramment déployé dans les stratégies d'authentification multifacteur et sans mot de passe, car elle offre un niveau de sécurité élevé, une expérience utilisateur agréable et une intégration facile. Les systèmes biométriques comportent toutefois des limites, largement liées aux préoccupations en matière de vie privée, à l'efficacité des systèmes et aux coûts de mise en œuvre potentiels.

Authentification sans mot de passe

Le problème des mots de passe n'est pas nouveau : il existe déjà plusieurs solutions d'authentification modernes qui protègent les organisations et leurs utilisateurs contre les vecteurs d'attaque les plus courants. Parmi celles-ci, l'authentification sans mot de passe se démarque à l'avant-garde des méthodes d'authentification nouvelles et innovantes.

Plutôt que de reposer principalement sur l'authentification fondée sur la connaissance, comme c'est le cas avec les codes alphanumériques, l'authentification sans mot de passe s'appuie sur des facteurs plus fiables comme la validation de données biométriques et la cryptographie sécurisée. Parmi les exemples répandus de méthodes sans mot de passe, mentionnons l'authentification biométrique, les jetons de sécurité ou matériels, les cartes à puce, les applications d'authentification mobiles, les codes QR, les liens magiques, les mots de passe à usage unique (OTP) et les appareils NFC.

L'authentification sans mot de passe est clairement la voie de l'avenir; en fait, bon nombre d'entre nous utilisent des méthodes sans mot de passe depuis de nombreuses années. Alors, qu'est-ce qui la rend si intéressante ? On peut résumer la réponse en deux grands avantages :

  • Sécurité renforcée : en supprimant les mots de passe, l'authentification sans mot de passe élimine les attaques les plus courantes d'aujourd'hui, comme l'hameçonnage, et offre un mécanisme de validation des utilisateurs beaucoup plus sécuritaire.
  • Commodité pour l'utilisateur et réduction de la friction : l'authentification sans mot de passe apporte un nouveau niveau de commodité aux connexions, avec un processus simple, plus rapide que les options habituelles fondées sur les mots de passe et la 2FA/MFA, qui élimine la nécessité de mémoriser et de gérer une multitude de mots de passe compliqués. Cela peut se traduire par une mobilisation et une satisfaction accrues des utilisateurs, ainsi que par des processus de récupération de mot de passe et de service à la clientèle plus simples.

Authentification par jeton

L'authentification par jeton est une méthode qui vise à simplifier les processus de connexion pour les utilisateurs connus. Les utilisateurs envoient une requête à un serveur au moyen d'une combinaison classique de nom d'utilisateur et de mot de passe puis, après validation, reçoivent un jeton d'authentification. Les demandes d'authentification subséquentes sont ensuite autorisées à l'aide de ce jeton, plutôt que de demander constamment aux utilisateurs leur nom d'utilisateur et leur mot de passe. Voici des exemples des différents types de jetons et de protocoles utilisés par ce système :

  • Jetons cryptographiques
    : ces jetons, souvent matériels, contiennent des algorithmes et des clés cryptographiques. Ils ajoutent au processus d'authentification une couche de protection fondée sur le chiffrement, en générant des codes ou en vérifiant les identifiants des utilisateurs.
  • Jetons Web JSON (JWT) et OAuth : ces protocoles et normes largement acceptés soutiennent la mise en œuvre de l'authentification par jeton et assurent une intégration fluide des systèmes.

En supprimant la nécessité pour les utilisateurs de saisir constamment leurs identifiants, l'authentification par jeton procure plusieurs avantages aux organisations et aux utilisateurs : une sécurité accrue grâce à un accès temporaire et révocable, une meilleure expérience utilisateur grâce à un processus de connexion simplifié, et une évolutivité permettant de servir des bases d'utilisateurs en croissance sans compromettre le rendement ni la sécurité.

Authentification d'API

Les interfaces de programmation d'applications (API), qui permettent une vaste gamme d'interactions entre divers programmes, se trouvent au carrefour des écosystèmes numériques contemporains. Sécuriser ces échanges devient essentiel, car ils supposent fréquemment le transfert de données sensibles. C'est ici qu'intervient l'authentification d'API, un filet de sécurité qui vérifie les parties en cause dans ces transactions et confirme leur légitimité avant tout transfert de données. Voici des systèmes d'authentification d'API courants :

  • Authentification HTTP de base : cette méthode plutôt simple combine un nom d'utilisateur et un mot de passe encodés en Base64, puis les transmet dans un en-tête HTTP. Elle est simple, mais comme elle repose sur un encodage élémentaire, elle n'est généralement pas la plus sécuritaire.
  • Authentification par clé d'API : voyez la clé d'API comme un passeport numérique. Avec ce système, les en-têtes des requêtes d'authentification contiennent une clé d'API, soit une chaîne distinctive de chiffres et de lettres. Les serveurs vérifient cette clé par rapport à leurs registres et, si elle est validée, autorisent l'accès, ajoutant ainsi un degré de sécurité supplémentaire.
  • Authentification OAuth : cette approche est plus fiable et plus adaptable. Les plateformes qui prennent en charge OAuth accordent aux programmes tiers un accès restreint aux comptes des utilisateurs sans divulguer de mots de passe ni d'autres renseignements sensibles.

L'un des principaux avantages des systèmes d'authentification d'API est la sécurisation des échanges de données : en vérifiant les entités qui participent aux transferts, ils réduisent les risques d'accès non autorisé. Les systèmes d'authentification d'API offrent aussi un contrôle d'accès souple; avec OAuth, par exemple, les utilisateurs peuvent déterminer différents degrés d'accès selon leurs préférences et leur consentement.

Authentification unique (SSO)

On peut définir l'authentification unique (SSO) comme un processus d'authentification qui permet aux utilisateurs de se connecter à différentes applications au moyen d'un seul jeu d'identifiants. Le plus grand avantage du SSO est sa capacité à simplifier l'expérience utilisateur en éliminant la nécessité de mémoriser plusieurs mots de passe, tout en renforçant la sécurité, en optimisant la productivité et en offrant une gestion centralisée. Voici les principaux avantages de la mise en place d'un système SSO :

  • Authentification simplifiée : accès facile à plusieurs applications avec un seul jeu d'identifiants.
  • Expérience utilisateur améliorée : expérience de connexion fluide, avec une seule demande d'authentification.
  • Sécurité renforcée : vulnérabilité et surface d'attaque réduites grâce à l'élimination de multiples points d'authentification.
  • Productivité optimisée : efficacité accrue des utilisateurs grâce à une navigation aisée d'une plateforme à l'autre, sans connexions multiples.
  • Gestion centralisée : conformité et sécurité améliorées grâce à une surveillance consolidée des accès des utilisateurs.

Pour ces raisons, le SSO est devenu une pratique courante dans les organisations et les entreprises de toutes tailles. Parmi les cas d'utilisation typiques du SSO :

  • Applications infonuagiques : avec la popularité des applications infonuagiques en entreprise, le SSO s'est imposé comme un outil simple pour passer sans effort d'un service infonuagique à l'autre : GRC, courriel et autres outils de collaboration.
  • Systèmes d'entreprise : pour les grandes sociétés comptant de nombreuses applications, le SSO est une solution idéale pour simplifier l'accès aux systèmes de RH, aux intranets et à d'autres systèmes exclusifs.
  • Plateformes grand public : le SSO convient parfaitement pour aider les organisations à offrir à leurs utilisateurs une expérience fluide leur permettant d'accéder à l'ensemble de leurs produits et services avec une seule connexion.

Authentification adaptative

Il ne s'agit pas techniquement d'un type d'authentification, mais d'une mesure de sécurité supplémentaire qui se greffe à certaines des autres méthodes de cette liste.

Aussi appelée authentification contextuelle, l'authentification adaptative applique à l'authentification une approche fondée sur l'évaluation du risque. Plus précisément, elle sélectionne dynamiquement les facteurs d'authentification en fonction d'indices contextuels et comportementaux afin d'assurer un niveau de sécurité approprié. L'authentification adaptative évite que les activités à faible risque alourdissent le réseau de sécurité et rend les opérations à risque élevé plus difficiles à pirater. Voici des exemples de facteurs contextuels et comportementaux pris en compte :

  • Analyse comportementale : ces systèmes apprennent les comportements des utilisateurs et signalent les écarts; par exemple, les points d'accès géographiques constituent une donnée typique qui soulèverait des drapeaux rouges si un utilisateur tentait de se connecter depuis un autre pays.
  • Facteurs de risque : des facteurs de risque comme le type de connexion, la géolocalisation et la reconnaissance de l'appareil sont généralement évalués par les systèmes adaptatifs et servent à ajuster les processus d'authentification à la volée.

L'authentification adaptative permet également de réduire les taux de faux positifs, de sorte que les entreprises profitent d'une meilleure expérience utilisateur et, potentiellement, de revenus plus élevés à long terme grâce à une efficacité et à une sécurité accrues. Le secteur bancaire illustre bien la valeur de l'authentification adaptative en pratique, puisqu'elle y assure la sécurité des transactions. Par exemple, si un client effectue des transactions habituelles, un mot de passe peut suffire. Mais pour des transactions inhabituelles ou de grande valeur, une vérification supplémentaire — comme un code à usage unique ou un balayage d'empreinte digitale — et des évaluations adaptatives du risque peuvent être exigées. Cette approche sur mesure offre une sécurité robuste et une expérience bancaire fluide.

Authentification hors bande (OOB)

L'authentification hors bande (OOB) est une 2FA où une méthode de vérification secondaire est exigée sur un canal de communication distinct. Habituellement, les systèmes OOB comportent deux canaux différents : le premier est la connexion Internet de l'utilisateur, et le second, le réseau sans fil auquel son téléphone se connecte. Plus les deux canaux sont cloisonnés, plus les gains de sécurité sont importants. Cela réduit le risque que les deux canaux soient compromis en même temps, ce qui procure une sécurité globale supérieure à celle des tentatives de connexion sur un système à canal unique.

Méthodes d'authentification hors bande :

  • Vérification par SMS : l'utilisateur reçoit un mot de passe à usage unique (OTP) ou un code de vérification par SMS après avoir amorcé une connexion. Le code doit ensuite être saisi dans un site Web ou une application pour terminer le processus et accéder à la ressource.
  • Vérification par courriel : de la même façon, un lien de vérification ou un code unique est envoyé à l'adresse courriel enregistrée de l'utilisateur. L'accès est accordé lorsque celui-ci fournit correctement cette information ou clique sur le lien.

L'authentification OOB renforce les pratiques de sécurité traditionnelles en exploitant des canaux de communication distincts et offre une posture défensive plus robuste face aux cybermenaces. Il est impératif de choisir les canaux avec soin, car ils ne se valent pas tous (p. ex. le SMS par rapport aux OTP générés par une application, cette dernière option étant généralement plus robuste). Il va aussi de soi que la façon d'accéder à ces canaux de communication doit être prise en compte. Trop souvent, l'organisation s'appuie sur des appareils mobiles pour l'authentification hors bande, mais ceux-ci deviennent de peu d'utilité si l'appareil mobile lui-même est compromis. Idéalement, il faudrait deux canaux complètement cloisonnés, accessibles au moyen de deux appareils distincts, dont l'un n'offrirait aucune capacité de connectivité externe.

Les CAPTCHA

Vous avez probablement déjà croisé des CAPTCHA en naviguant dans l'univers numérique; ils apparaissent souvent sous forme de lettres déformées ou de choix d'images dans les formulaires Web. Le CAPTCHA (Completely Automated Public Turing Test to Tell Computers and Humans Apart) est un outil servant à distinguer les véritables utilisateurs humains des robots automatisés qui sèment le chaos sur Internet.

Les CAPTCHA sont essentiels au maintien de la sécurité en ligne. Ils agissent comme gardiens en garantissant que seuls de véritables utilisateurs humains peuvent accéder aux services en ligne, grâce à des tâches ou à des défis faciles à réaliser pour les humains, mais notoirement difficiles pour les robots, comme déchiffrer des caractères déformés ou repérer certaines images dans une grille.

Les CAPTCHA se sont imposés comme un puissant moyen de dissuasion contre les attaques automatisées, y compris le pourriel et les tentatives de connexion par force brute. Ils accroissent la sécurité des sites Web et des plateformes en ligne en exigeant une intervention humaine et en empêchant les robots d'exécuter les actions prévues.

Essentiellement, même si les CAPTCHA peuvent parfois sembler un peu agaçants, on ne peut nier leur importance pour garantir une expérience en ligne plus sûre et exempte de robots.

Le principe de base des CAPTCHA est que les tests proposés sont simples pour les personnes, mais difficiles pour les robots. En ajoutant une couche de vérification supplémentaire, les CAPTCHA renforcent la sécurité sur Internet et confirment l'authenticité des utilisateurs.

Les avantages d'un système d'authentification robuste

Plusieurs raisons militent en faveur de la mise en place de systèmes d'authentification robustes dans vos activités quotidiennes :

  • Une meilleure sécurité : un système solide réduira considérablement le risque d'accès non autorisé à votre réseau. Presque toutes les entreprises ont besoin d'un système sécurisé pour protéger leur infrastructure informatique;
  • Les renseignements sensibles : pour toutes les entreprises qui traitent de l'information qui ne devrait pas être rendue publique et qui subiraient un préjudice en cas de fuite, il est crucial de tirer parti d'un système solide pour protéger les renseignements sensibles;
  • La protection de la vie privée des utilisateurs : les entreprises et les organisations qui traitent les données et les renseignements de leurs utilisateurs devraient mettre en place des méthodes solides pour préserver leur vie privée et protéger la réputation de l'entreprise;
  • L'expérience utilisateur : les entreprises doivent mieux comprendre le fonctionnement du processus afin d'éviter de sacrifier la convivialité de leur produit et de réduire la friction au maximum.

Les facteurs à considérer dans le choix d'une méthode d'authentification

Au moment de déterminer quel type d'authentification utiliser ou déployer dans votre entreprise, plusieurs facteurs doivent être pris en compte :

  1. Il importe d'évaluer l'évolutivité et la compatibilité d'une méthode avec les systèmes existants. Le contexte compte : chaque entreprise et chaque environnement ne pourra intégrer efficacement qu'un ensemble précis de systèmes d'authentification.
  2. Particulièrement pour les entreprises B2C et celles qui s'adressent directement aux consommateurs, il est crucial d'évaluer la commodité pour l'utilisateur et la facilité de mise en œuvre, puisqu'une meilleure sécurité se fait parfois au détriment de la convivialité pour l'utilisateur final.
  3. Il est également essentiel de tenir compte de la rentabilité et des exigences d'entretien au moment de choisir entre les différents types d'authentification.

Conclusion

L'époque où un simple mot de passe suffisait à protéger nos forteresses virtuelles est révolue. Il est désormais impératif pour les organisations de déployer des systèmes d'authentification adaptés, garants d'une sécurité robuste. Les entreprises doivent mieux comprendre leurs besoins en matière d'authentification et, seulement ensuite, choisir les systèmes qui cadrent le mieux avec leurs objectifs de cybersécurité.

Des mots de passe à la MFA et au sans mot de passe, un vaste éventail de méthodes permet d'empêcher les tiers malveillants d'accéder aux données critiques. Dans l'environnement numérique actuel, la MFA, l'authentification sans mot de passe et la biométrie s'imposent pour une authentification sécuritaire, surtout dans les organisations qui privilégient la sécurité, la protection de la vie privée et la facilité d'utilisation.

Chez KZero Passwordless, nous allons plus loin en concevant des solutions d'authentification et de confiance de nouvelle génération afin de sécuriser les organisations tout au long de notre avenir numérique. L'authentification est au cœur de cette mission, et c'est pourquoi nous avons créé Multi-Pass, une solution d'authentification mondiale dotée d'une biométrie hors ligne intégrée et d'une cryptographie exclusive, conçue pour éliminer les mots de passe et rendre possible l'authentification de demain. Communiquez avec nous dès aujourd'hui pour planifier une démonstration et en apprendre davantage sur Multi-Pass et sur la façon dont KZero Passwordless peut vous aider à intégrer la confiance dans l'ensemble de vos activités.

Thierry Gagnon



Thierry est cofondateur et directeur technique de KZero Passwordless et l'un des plus grands experts mondiaux des réseaux d'échange sécurisé d'information. Fort d'une expertise en développement de systèmes automatisés, en bases de connaissances cybernétiques, en analyse de maliciels et en rétro-ingénierie, ainsi qu'en renseignement sur les cybermenaces, nous sommes reconnaissants de...